Killie porte feu

Aphyosemion ogoense var. pyrophore
Aphyosemion ogoense var. pyrophore, Killie porte feu

Classe : Actinopterygii
Ordre : Cyprinodontiformes
Famille : Nothobranchiidae
Genre : Aphyosemion
Espèce : ogoense
Variété : pyrophore
Nom commun : Killie porte feu
Taille : 5 à 6 cm
Origine géographique : Gabon
Rareté : Très rare

Description de Aphyosemion ogoense var. pyrophore

Le nom de gnere, Aphyosemion signifie « poisson à bannière » et le nom d'espèce ogoense indique l'origine géographique du fleuve Ogôoué, au Gabon. Le nom de sous\-espèce, pyrophore exprime « qui porte du feu ».

Origine et aquariologie :

Récolté pour la première fois par Buytaert et Wachters aux environs de Komono au Congo, en 1978, et désigné comme Aphyosemion aff. ogoense (Buytaert 1979). Huber et Radda (1979) décrivent Aphyosemion pyrophore, la localité type étant : village Gnimi-Quartier Mbaya dans la rivière Moupoutoulou, province Lékoumou, Congo méridional. Radda (1980), révisant le complexe de Aphyosemion ogoense, traite pyrophore au rang de sous-espèce. Enfin, pyrophore apparaît comme un simple synonyme d'ogoense dans la liste du CLOFFA 2 (Wildekamp, 1986). L. Seegers (1989) a précisé qu'il considère pyrophore comme un taxon valide, mais plutôt au rang sous-spécifique que spécifique, et il ajoute que R. Wildekamp partage cette opinion. Nous adoptons ici le point de vue de ces auteurs, pyrophore est une variété. Plusieurs populations ont été étudiées : RPC 18 est une phase bleue ; RPC 19 une phase jaune ; Komono jaune, comme RPC 19, à quelques détails près ; Mvengue.

La taille de l'holotype est de 34 mm LS ; paratypes : 28-35 mm LS. LT = 124-127 % de LS. En aquarium, les mâles atteignent environ 60 mm LT ; selon les auteurs, la femelle serait un peu plus petite et plus svelte ou au contraire un peu plus grande... Faites votre choix…

Description : (population dite RPC 19)

Mâle : Le corps et la partie antérieure; Bleu vert sur le dos, blanc bleuté ventralement ; strié de trois bandes rouge vif et légèrement ponctué sur la région ventrale. L'opercule est ponctué de rouge. L'oeil, assez volumineux, est bleu turquoise. Corps, partie postérieure. Couleur de fond jaune à jaune vert, présentant sept ou huit bandes rouges transverses irrégulières.

Dorsale (nageoire dorsale) très en arrière, jaune vif avec une légère ponctuation rouge vif à la,base; liséré rouge vif à la partie supérieure doublé d'un liséré bleu clair sur le bord postérieur (vertical). nageoire anale très importante, de forme rectangulaire, ornée de trois bandes : une rouge basale, une bleue plus étroite intermédiaire, une jaune externe qui est la plus large des trois. On retrouve le même liséré rouge qu'à la dorsale sur la marge horizontale et un liséré bleu sur la marge verticale. A noter que dorsale et anale sont fortement dentelées. nageoire caudale à coloration et dessins symétriques; partie centrale de couleur jaune verdâtre avec des fasciatures rouge vif, parties externes jaune vif bordées de rouge. La nageoire caudale est toujours déployée et semble être un signal de reconnaissance pour les femelles. Les nageoires pectorales et ventrales sont incolores, avec un liséré bleu turquoise très brillant.

Femelle : elle présente un corps plus fin que celui du mâle. Robe beige à brun clair, avec quelques bandes verticales brun-rouge très fines. L'oeil est blanc.

biotope :

cours d'eau de faible profondeur et à courant lent, sous couvert forestier. Peu ou pas de végétation aquatique.

Fiche de maintenance détaillée de Aphyosemion ogoense var. pyrophore

Qualité de l'eau :

température fraîche (18-19 °C jusque 22 °C); pH de 6 à 6,6.

Bien qu'un bac spécifique soit préférable, Aphyosemion ogoense peut être placé dans un bac décoratif avec sol, plantes, filtration et lumière. Le sol sera sombre (pouzzolane, tourbe filamenteuse, feuilles de chêne bouillies) ; la plantation sera composée de Microsorum ou de Ceratophyllum. Un petit filtre d'angle sur laine de perlon. Lumière douce, mais ce sont surtout les changements d'intensité lumineuse qui provoquent des paniques et sauts en tous sens (bien couvrir le bac). Là qualité de l'eau ne semble pas être très importante, une eau dite "moyenne" convient. Température 20 à 22 °C.

Cohabitation et comportement :

Plusieurs mâles et femelles peuvent cohabiter et l'espèce peut être maintenue en groupe reproducteur si la végétation est assez dense et les adultes bien nourris.

Alimentation et nourriture :

La nourriture sera si possible vivante, mais il est toujours souhaitable d'habituer les poissons aux poudres pour prévenir les périodes de disette.

Protocole d'élevage et reproduction Aphyosemion ogoense var. pyrophore :

Aphyosemion ogoense pond à tous les niveaux et, si l'on veut récolter les oeufs, il faudra donc limiter les substrats de ponte. Pour la méthode naturelle, une végétation de surface très dense permettra la survie de nombreux alevins. Les oeufs demandent trois à quatre semaines d'incubation, mais sont généralement pondus par paquets, ce qui provoque des dilatations "inquiétantes" de l'abdomen des femelles. Les alevins sont très petits et la croissance très lente. L'âge adulte est atteint vers le l0e mois. Cette lenteur explique la diffusion restreinte de l'espèce. La méthode de reproduction dite artificielle, par prélèvement des oeufs avec incubation dans un autre bac, ne donne pas de meilleurs résultats et, si ce n'était un problème dé place, ce sont les parents qu'il faudrait retirer quand la quantité d'oeufs est suffisante. Le rapport des sexes est souvent déséquilibré, phénomène qui limite une fois encore la diffusion de cette espèce.

Enfin, l'élevage en bac spécifique de bon nombre d'espèces d'Aphyosemion entraîne une diminution de l'ardeur génésique.

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