Killi perle rayé

Austrolebias adloffi
Austrolebias adloffi, Killi perle rayé
Classe : Actinopterygii
Ordre : Cyprinodontiformes
Famille : Rivulidae
Genre : Austrolebias
Espèce : adloffi
Nom commun : Killi perle rayé
Taille : 5 cm
Origine géographique : Brésil, Uruguay
Rareté : Courant

Description de Austrolebias adloffi

espèce dédiée à Alfred Adloff, le récolteur dont les types de l'espèce provenaient des environs de Porto Alegre, c'est-à-dire près de la côte atlantique, à l'extrémité sud-est du Brésil. Un lectotype a été récemment désigné dans les collections du Musée de Berlin (Paepke & Segers 1986). Présent aussi en Uruguay, à l'est d'une ligne joignant les villes de Rocha et de Velazquez, dans les marécages situés entre, La Coronilla et Chuy, à 10-15 km de la frontière entre l'Uruguay et le Brésil. Les souches élevées en aquarium sont issues de ces populations.

Le biotope naturel de Austrolebias adloffi est constitué de mares temporaires, généralement envahies par des plantes terrestres et aquatiques ; si la mare ne s'assèche pas complètement, ce qui n'est pas exceptionnel dans cette région, on peut rencontrer des individus de deux générations successives.

La taille des mâles est généralement un peu plus grande que les femelles. La taille adulte, atteinte vers le quatrième ou le cinquième mois, est d'environ 50 mm (LT).

Description :

Le mâle ressemble assez à Cynolebias alexandri, si ce n'est l'absence de toute ponctuation. Les écailles sont petites et la robe rappelle un peu celle de nos tanches européennes. La peau est assez brillante, de couleur ambrée. Le dos est brun-vert et la teinte s'éclaircit vers la face ventrale, avec des reflets roses, mauves et bleutés. La coloration varie beaucoup avec l'humeur du poisson et la qualité de l'eau.
La nageoire dorsale est semi-circulaire et rejoint presque la nageoire caudale chez les individus âgés ; sa couleur est généralement brun-vert, avec des reflets très bleus à la base. La nageoire caudale est presque ronde et sa coloration fait la transition entre le brun-vert de la dorsale et le bleu verdâtre de l'anale ; ses rayons sont brun-rouge. La nageoire anale, toute en reflets bleus et verts, occupe les trois-quarts de la ligne ventrale. Pectorales et ventrales translucides, avec quelques reflets bleutés.
Dix à quatorze bandes verticales marquent les flancs, la première traversant l'oeil.
Les spécimens âgés ne présentent pas de bourrelets labiaux comme Nematolebias whitei et Austrolebias nigripinnis.

La femelle est un peu moins haute de corps que le mâle. Sa robe est brun-vert. Certains auteurs signalent deux taches ou une tache en forme de croissant sur le pédoncule caudal ; en fait, les femelles d'une même ponte ne présentent pas toutes ces marques.

Longévité :

En élevant des lots de plusieurs espèces (Austrolebias adloffi, Austrolebias bellottii, Megalebias wolterstorffi) à 15-16 et 20-22 °C, Liu et Walford (1970) ont constaté que ces Rivulinés, tous sexes confondus, croissent plus rapidement et atteignent une plus grande taille à la plus basse température; leur longévité est aussi plus grande, 32-44 mois pour adloffi à 16 °C, 13 à 17 mois à 22 °C, parfois un peu plus pour les femelles. La longévité moyenne, dans les conditions d'aquarium, est d'environ un an.

Fiche de maintenance détaillée de Austrolebias adloffi

Qualité de l'eau :

Maintenir un trio dans un bac de faible volume (surtout hauteur faible) dont le fond est nu ; seule une grosse touffe de Mousse de Bogor et quelques plantes flottantes forment le décor.
La qualité de l'eau n'a pas une importance particulière, mais elle ne doit pas trop varier pendant la reproduction et la croissance. L'espèce tolère les températures extrêmes de 10 et 30° C, ce qui correspond au climat du pays d'origine (10-16 °C en hiver, 21-24 °C en moyenne en été). En aquarium, 18 à 20 °C conviennent bien et des variations journalières semblent favorables, puisque conformes aux conditions naturelles.

Cohabitation et comportement :

Comme pour les autres espèces, seul le comportement intraspécifique a été observé en captivité, bien que plusieurs espèces puissent cohabiter dans la nature. Les mâles se tolèrent à la rigueur, mais un seul individu dominant présentera une taille et une coloration normales.

Alimentation et nourriture :

Une nourriture variée, comprenant des proies vivantes, est nécessaire.

Protocole d'élevage et reproduction Austrolebias adloffi :

Pas de problèmes particuliers si une bonne hygiène est assurée. II est toutefois nécessaire de rappeler les règles de conservation des oeufs, ce point étant généralement la cause majeure des échecs de maintenance des poissons annuels.
Le milieu de ponte est constitué par un récipient en plastique (fond de bouteille lesté de quelques billes ou mieux boîte de cartes de visite : hauteur 8 cm environ), rempli de tourbe blonde que les jardiniers utilisent pour améliorer le sol (attention aux tourbes dites "enrichies"). Après séchage, cette tourbe est tamisée dans une passoire métallique à usage ménager. On obtient ainsi un substrat très fin que l'on fera bouillir pendant quelques minutes et qui, après rinçage, sera conservé dans l'eau.
Les oeufs sont récoltés par siphonage, ce qui permet de prélever la ponte sans provoquer une mini-tornade. La tourbe et les oeufs sont alors tamisés dans une passoire à mailles assez fines, ce qui permettra de s'assurer de la présence d'oeufs à l'aide d'un "miroir à oeufs". Il s'agit d'un coffret en bois contenant une ampoule électrique et recouvert d'un verre dépoli ; la ponte, placée dans une petite boîte transparente, est posée sur le dépoli ; il est ainsi possible de vérifier la présence d'oeufs. Une ponte à stocker (oeufs et tourbe compris) représente un volume égal à deux ou trois cuillères à soupe. Le tout est placé sur du papier journal après un léger pressage dans une épuisette à mailles très fines. Lorsque la ponte paraît sèche (36 à 48 heures plus tard en général), je la mets dans un sac plastique bien scellé. Une des clés de la réussite réside dans le taux d'hygrométrie de la tourbe ; celle-ci doit s'émietter sous les doigts.

Selon Kadlec (1985) une femelle saine pourrait produire jusqu'à 100 oeufs par semaine, mais la moyenne serait plutôt de 40. Le même auteur conseille de séparer les sexes à la fin de la période de ponte (10 à 30 jours), pour que la femelle puisse se reposer.

La durée d'incubation est très variable et surtout fonction de la température de stockage. Les meilleurs résultats sont obtenus par un stockage à basse température (10 à 15 °C) pendant vingt semaines. Lorsque la température avoisine les 20 °C, l'incubation ne dure que dix semaines, mais les alevins présentent souvent des anomalies ou grossissent très lentement. La croissance des alevins est assez rapide et leur élevage ne pose aucun problème particulier. Une fois encore la sex\-ratio est déséquilibrée en faveur d'un sexe ou de l'autre, sans que l'on puisse en connaître les causes. Dans d'autres élevages, elle est égale à 1/1 (Kadlec).

Les alevins, longs de 5,5 mm à l'éclosion, reçoivent des nauplius de copépodes (Cyclops) ou d'artémias, puis de petits cyclops, des vers Grindall, des Artémias etc. le plus fréquemment possible ; cependant l'espèce a une nette tendance à l'embonpoint et il convient donc de surveiller la quantité de nourriture prise. Si les alevins sont nombreux, la croissance sera meilleure en séparant les sexes dès qu'une différenciation par la coloration est possible, soit vers 6 semaines environ.

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